Le blog de l'Esadhar, Rouen Le Havre

Blog de l'Esadhar, Ecole supérieure d'art et design Le Havre Rouen : actualité, événements

jeudi 17 mai 2012

Florence Chevallier au Musée des Beaux-Arts de Brest




Dans le cadre de la Nuit européenne des Musées, l'installation vidéographique de Florence Chevallier Où finit la terre (2005) sera présentée au musée des beaux-arts de Brest, le samedi 19 mai de 19 heures à 1 heure du matin.

Le programme complet de la soirée est téléchargeable ici.

Musée des beaux-arts de Brest
24, rue Traverse
29200 Brest
Tél : 02 98 00 87 96 
 musee-beaux-arts@brest-metropole-oceane.fr



mercredi 16 mai 2012

Manuela Marques aux Ateliers de l'Image / La Traverse


Manuela Marques: Portrait 1, 2009, 75 x 95 cm, C print, édition de 3+2 EA.

Vernissage de l'exposition de Manuela Marques Aparté jeudi 17 mai à partir de 17 heures à La Traverse (Marseille)


« Le travail de Manuela Marques pose une question à laquelle il ne répond pas, mais qui est la question même de la photographie : que voit‐on quand on regarde ? Et ses photos ne nous montrent rien d’autre que l’évidence de ce qu’on ne voit pas, c’est‐à‐dire le vide qui est au cœur de l’image, l’absence dont elle porte la trace. »
A lire Christiane Vollaire, on saisi mieux le titre choisi par Manuela Marques pour cette exposition.
Pour mieux le comprendre, et comme souvent, j’ai rouvert mon dictionnaire : « Aparté : paroles dites par un acteur en principe pour lui seul, mais afin que le spectateur les entende ». Alors effectivement ses images nous parlent en aparté. Leur langage ne nous parvient pas forcément à la première écoute, au premier regard, car tout concourt à d’abord nous faire ressentir ce vide, cette absence dont parle Christiane Vollaire. Ses cadrages souvent décalés, et dont les figures principales ‐ qu’ils soient personnages, lieux, ou objets ‐ sont présents comme pouvaient l’être les sujets de Gérard Gasiorowsky, dans un état de défection de la personne ou des choses. Le dialogue qui s’instaure alors entre le spectateur et les images fonctionne selon de drôles d’échos qui résonnent de manières inattendues. Et ces échos, ces retours sur soi, ne sont pas immédiats, mais décalés dans le temps, ou dans l’espace. Ils nous reviennent parfois longtemps après, alors que l’image aurait pu sinon nous décevoir. Et lorsque l’affinité s’instaure, il a quelque chose de violent et de silencieux, quelque chose de tenace et de léger, qui envahit celui qui se laisse séduire comme celui qui se sent repoussé.
Dans tout le travail de Manuela Marques, c’est le temps qui est à l’œuvre, un temps de « macération » lente et précise. Macération du regard qui s’affine. Macération des images ‐dans des archives, des boites ou des disques durs ‐ qui elles aussi prennent le temps de « remonter à la surface du visible », pour être données au regard des autres. Macération douce de l’œuvre qui se compose à son propre rythme, que ce soient dans les déplacements qu’opèrent ses images fixes, ou dans la fixité de ses images en mouvement.
Alors l’évidence et la justesse des cadrages, le choix précis des formats et la présence mesurée de la lumière, nous permettent une « communion » tacite avec ces images qui échappe au présent et au spectaculaire.

Erick Gudimard


Exposition du 17 mai au 23 juin 2012
du mardi au samedi de 15h à 19h, sur rdv pour les groupes.
Visites guidées tous les samedis à 17h

Exposition présentée dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain #4
Courtesy Galerie Anne Barrault, Paris


Les Ateliers de l'Image / La Traverse
28-38 rue Henri Tasso (entre le Quai du Port et la Place de Lenche) 
13002 Marseille
Métro Vieux-Port ou Joliette / T2 Sadi Carnot / Bus 49 ou 83

+33 (0)4 91 90 46 76
www.ateliers-image.fr 
mediation@ateliers-image.fr

vendredi 11 mai 2012

Vernissage de l'exposition "Julien Prévieux - Stratagèmes et espaces clos" dans les Grandes Galeries de l'ESADHaR


Visuel : George Bernard Shaw, "Cabane d'écriture"

Vernissage de l'exposition Julien Prévieux - Stratagèmes et espaces clos mercredi 16 mai à partir de 17h30 dans les Grandes Galeries de l'ESADHaR (Campus de Rouen).

Une proposition de Bernard Lallemand.

Julien Prévieux s’est fait remarquer sur la scène artistique contemporaine dans les années 2000 par ses lettres de non-motivation (Editions Zones). L’artiste a répondu à plus d’un millier d’offres d’emploi comme si celles-ci lui étaient adressées personnellement. Dans ces lettres, il joue tous les rôles possibles pour annoncer qu’in fine, il n’est absolument pas intéressé par l’emploi proposé. Les réponses en retour des DRH sont, la plupart du temps, très impersonnelles, autant de lettres stéréotypées et automatisées produites par la machine bureaucratique du monde de l’entreprise. Si cette action absurde a été si remarquée c’est qu’il retourne à l’envoyeur sa propre absurdité et met en lumière le vide de sa mécanique grotesque. 

Dans son film Post-post-production (2004) Julien Prévieux avait retravaillé l’intégralité des plans du James Bond intitulé « Le monde ne suffit pas » en ajoutant des effets spéciaux à outrance sur l’original déjà surchargé jusqu’à en faire un objet hypnotique et indigeste.
Dans ces deux projets, les Lettres de non-motivation et Post-post-production, on voit se dessiner une méthode qui s’apparente à celle du hacker. Nul doute que cette stratégie de résistance par le contre-emploi, le surrégime est éminemment politique. L’Esadhar Rouen/Le Havre présentera dans les grandes galeries d’exposition de l’Aître Saint-Maclou à Rouen sous le titre « Stratagèmes et espaces clos », plusieurs pièces récentes de l’artiste.
 
Le lotissement (projet en cours depuis 2008), une installation composée d’un certain nombre de reconstitutions de lieux de travail que furent les laboratoires, bureaux et ateliers de personnages aussi illustres que Gustave Malher, Ludwig Wittgenstein, Alexander Graham Bell, ou Virginia Woolf… Ce sont des lieux de retrait ou la pensée se met en action, autant de cabanes célèbres réunis dans un même espace utopique. L’échelle de ces “architectures”, leur opacité et leur couleur monochrome grise évoque les mausolées de célébrités que l’on rencontre au Panthéon ou au Père Lachaise. L’Esadhar de Rouen réalisera pour l’occasion une nouvelle construction avec l’aide de quelques étudiants dans son atelier de menuiserie. C’est le garage de William Hewlett et David Packard qui viendra enrichir cette prestigieuse collection. Il s’agit d’une construction modeste mais hautement symbolique puisqu’elle est reconnue comme étant le lieu de naissance de la Silicon Valley en Californie.
 
Deux autres réalisations seront présentées dans cette exposition. 
What Shall We Do Next, un film d’animation qui est une « archive de gestes à venir ». Les mouvements exécutés ont tous été déposés par des entreprises entre 2006 et 2011 auprès de l’agence américaine USPTO (United States Patent Trademark Office) lors de l’invention de nouveaux appareils, tablettes, téléphones portables, ordinateur, outils médicaux ou encore périphériques de consoles de jeux. Pour fonctionner ces objets requièrent des actions spécifiques décrites à l’avance alors qu’ils n’existent pas encore. La vidéo donne à voir ces mouvements que nous effectuerons dans un futur proche, un enchaînement de figures qui transforme la vidéo de démonstration en abstraction chorégraphique aussi luide qu’étrange.
Et Anomalies construites, une vidéo réalisée en 2011 qui rend compte de la manière dont certaines activités ludiques peuvent induire un travail très utile. Un lent travelling dans un open space montre un alignement d’écrans d’ordinateurs affichant des paysages abstraits correspondant aux pages d’accueil des différents logiciels de conception 3D. En voix off, deux narrateurs confrontent leur vision desdispositifs de contribution bénévole du web : « Je me suis mis à travailler gratuitement en pensant jouer, sans qu’on m’y force, à écrire des articles qui profitent à d’autres, à aider Google à numériser des livres, à modéliser des bâtiments…» constate un des narrateur.

Dans Stratagèmes et espaces clos, Julien Prévieux rend un hommage ambivalent aux grands créateurs et nous indique que nos espaces de liberté individuelle se réduisent très vite car les grandes multinationales ont déjà cadenassé le futur.
Il ne reste donc plus aujourd’hui que la soumission ou la résistance face au monstre sans visage engendré par la post-modernité. Dans cette résistance le hacker fait figure de héros et pour le célébrer nous attendons que Julien Prévieux construise sa cabane.

Bernard Lallemand



Exposition du 18 mai au 16 juin 2012
du mardi au samedi, de 9 h à 12h et de 14 à 18h
Conférence jeudi 24 mai à 14h30 en salle de conférences de l'Aître Saint-Maclou.


Grandes Galeries

ESADHaR, Campus de Rouen
186 rue Martainville
76000 Rouen
02 35 71 38 49 




Journée de performances au Jardin des plantes de Rouen


Photographie : Guy Lemonnier

Inauguration de l'événement De la convivialité mercredi 16 mai 2012 au Jardin de Plantes de Rouen avec des performances des étudiants de l'ESADHaR.

À 12h30 : Rendez-vous pour un "déjeuner sur l'herbe" à 12h30 à côté de l'orangerie
À partir de 14h00 : Performances

Ces actions seront réalisées dans le cadre de l' Atelier de Recherche et de Création "Le Jardin"

Remerciements :
Mme. Fabienne Hanouel, directrice des Espaces Publics et Naturels (ville de Rouen), M. Bruno Trahais, responsable des expositions et le personnel du Jardin des Plantes et de l'ESADHaR.

Jardin des plantes
114 ter, avenue des Martyrs de la Résistance
76100 Rouen



Yohann Quëland de Saint Pern et Florence Chevallier au cinéma DD (Maroilles)


Visuel: Florence Chevallier


Traversées, projection numérique n°6, une proposition de Stéphane Pichard mardi 15 mai 2012 à 20h30 au cinéma DD (Maroilles).

Avec:
Yohann Quëland de Saint Pern 
Florence Chevallier
Alain Declercq
Marie-Ange Guilleminot
Alexej Tchernyi & Wu Zhi
Stéphane Pichard
Thomas Léon
Jakob Gautel

Lors de cette soirée seront diffusés les films « Coudre l'espace blanc » de Yohann Quëland de Saint Pern et « Brève durée » de Florence Chevallier.

BREVE DUREE, 2011, film vidéo 18 mn 43, sonore, format HD 
« Ce film est constitué de captures d’écran prélevées dans différentes vidéos réalisées en 2011 et d’incrustations d’images mouvement de ces mêmes vidéos. Le triptyque constitué d’images fixes, la plupart du temps, montées de manière répétitive et lancinante, s‘anime à certains moments des prises de vues réelles des vidéos, créant des surprises, des fenêtres perçant le mur d’image fixe.
Ce film constitue l’aboutissement d’une démarche strictement photographique accomplie depuis 1979 et qui se nourrissait largement d’une culture cinématographique sans jamais l’aborder plus directement.
On peut néanmoins trouver des pistes de cet amour du cinéma et du mouvement dans les Enchantements (1996-1999) dans la série Le Bonheur (1993) dont les emprunts vont du Roman-Photo au cinéma de Duras ( India Song).
J’ai abordé la vidéo après le super 8 dans les années 1999, de façon confidentielle.
Brève Durée  met en scène tous les éléments qui ont constitué mon univers artistique depuis le début : le corps, la lumière, la nature, les mythes fondateurs, l’enfance, la sexualité, et l’ombre qui règne et menace tout cet édifice humain. »

Florence Chevallier

Cinéma DD
La grange dîmière
59550 Maroilles



jeudi 10 mai 2012

Kacha Legrand et Dominique De Beir à Friville -Editions (Saint-Ouen)



Vernissage de l'exposition  samedi 12 mai 2012 à 18 heures, au 15 rue Parmentier, Saint-Ouen.

Frédérique Lucien invite Friville-Editions  à présenter ses parutions lors de l'exposition collective réunissant Philippe Desloubières, Soo Kyoung Lee, Kacha Legrand, Bernard Michel, Charlotte Puertas et Catherine Viollet.

Dominique De Beir et Marc Gérenton seront présents lors du vernissage pour présenter True Type (D. De Beir) et Paumes de Pieds et plantes de Mains (M. Gérenton)


Exposition du samedi 12 au dimanche 13 mai de 15 heures à 20 heures

Lieu:
15 bis, rue Parmentier
93100 Saint-Ouen



 

Atelier Ter Bekke et Behage au Portique (Le Havre)




Vernissage de l'exposition Atelier Ter Bekke et Behage vendredi 11 mai 2012 à 19 heures au Portique (Le Havre) dans le cadre de la manifestation Une saison graphique.

Véritable plongée au cœur des techniques graphiques, l'exposition d'Evelyn ter Bekke et Dirk Behage nous convie à suivre, pas à pas, les différentes étapes qui président à la création visuelle : de la phase de réflexion, d'élaboration et d'échanges avec le commanditaire jusqu'à la réalisation concrète du projet. Sans Titre, clin d'œil aux intitulés génériques des fichiers nouvellement créés, est une déclinaison, sur le mode de l'exposition, du travail mené par les deux graphistes qui ouvrent au visiteur un dossier protéiforme et mouvant, renfermant de nombreuses et diverses productions. Le duo nous propose une déambulation dans son univers, levant le voile sur les méthodes et processus inhérents à la création. Une belle leçon de graphisme.


Conférence d'Evelyn Ter Bekke et Dirk Behage à la Maison de l'Etudian vendredi 11 mai à 17 heures, entrée libre

Exposition du 12 mai au 30 juin 2012
du mercredi au samedi, de 15h à 19h


Le Portique
3 rue d'Après Mannevillette
76600 Le Havre
T: 02 35 45 53 64
le-portique@orange.fr
www.leportique.org


Maison de l'Etudiant
50 rue Jean-Jacques Rousseau 
76600 Le Havre 


Béatrice Cussol à la Galerie de Roussan





Vernissage de l'exposition MONSTRE S'AFFICHE, Les Partitions Visuelles jeudi 10 mai 2012 à 18 heures.

Exposition en partenariat avec la revue Monstre
Commissaires: Gilles Beaujard et Cyril Thomas
Artistes: Pierre Andréotti, Michel Bayetto, Sylvie Blocher, Béatrice Cussol, Nicolas Dhervillers, Clarisse Hahn, Christophe Huysman, Romain Pellas, Agnès Thurnauer
Auteurs: Wendy Delorme, Laurent Herrou, Nicolas Jalageas, Frédéric Junqua, Emma Reel, Milady Renoir & Mathieu Riboulet

Cherchant à uniformiser le protocole de mostration, chaque artiste présente une sérigraphie, un portofolio, une clef usb, le tout accompagné d’un texte d’un auteur.

Partant d’une série d’interrogations la galerie de Roussan et la revue Monstre ont décidé de s’associer pour proposer une exposition originale.

Comment réfléchir à une exposition qui soit également un acte d’édition ?
Une question presque banale comme fil conducteur d’une exposition qui n’en est pas une, dans le sens où aucune œuvre physique n’est présentée. Pour y répondre, Monstre ne réinvente pas un système d’exposition, la revue se contente d’une proposition pour penser l’espace de la galerie comme une extension tridimensionnelle de la revue papier. Il s’agit de passer des deux dimensions de la feuille imprimée à une nouvelle forme d’agencement dans l’espace. L’idée ne consiste pas simplement à accrocher des pages encadrées, mais bien à réfléchir aux multiples configurations possibles du rapport texte-image...

Un dispositif de «monstration»

Un texte d’un auteur, une image sérigraphiée, un portfolio de huit pages et une clef USB contenant des données (textes, images, sons ou autres) relatives au contexte de l’image.

Un protocole
Monstre a demandé à neuf artistes d’extraire une image d’une de leurs œuvres. Cette image peut être la représentation totale ou partielle d’une œuvre (photographie, peinture, vidéo, dessin) déjà existante et finalisée. Ensuite, ils élaborent un portfolio avec Gilles Beaujard, le directeur artistique de Monstre, et enregistrent des données sur leurs clés USB.
Monstre a demandé à certains auteurs d’écrire un texte à l’aide de quelques mots-clés qui découlent de l’analyse de l’image sérigraphiée. Ces textes seront également designés par Gilles Beaujard.

Une proposition

Ce dispositif de monstration ne se veut pas linéaire. La proposition de Monstre ne repose pas sur une thématique qui se déploie dans la galerie. Les artistes sont regroupés par motifs iconographiques, par collusion de sens... Histoire de faire naître autant de récits que de pistes pour penser de nouvelles formes éditoriales.

Exposition du 10 mai au 16 juin 2012
du mercredi au samedi de 14 h à 19 h et sur rendez-vous

Galerie de Roussan
10 rue Jouye-Rouve
75020 Paris

+33 (0)9 81 28 90 59

contact@galeriederoussan.com
www.galeriederoussan.com





Lise Lecoq au Pôle Image Haute-Normandie


 
Visuel : Catherine Poncin

Vernissage de l'exposition Territoires partagés, Résidences de création en Haute-Normandie (2008-2011), le jeudi 10 mai 2012 à 18h30.

Photographies de Lise Lecocq, Géraldine Millo, Catherine Poncin, Laurent Gueneau, Guy Hersant, François Méchain, Olivier Menanteau, Edouard Sautai.

Lise Lecoq a obtenu le DNSEP à l'Erba de Rouen en 2008.

Territoires partagés présente une sélection des créations personnelles de huit photographes, ayant participé à une résidence "Ecritures de lumière, parmi les quinze réalisées entre 2008 et 2011. Ces résidences d'artiste étaient accompagnées chacune d'un volet pédagogique développé dans des écoles primaires, collèges ou lycées de Haute-Normandie. Ce partage entre le travail photographique d'un artiste et sa transmission auprès des élèves constitue le principe même du projet "Ecritures de lumière".
Le territoire dans ses caractéristiques agricoles avec Géraldine Millo et Edouard Sautai au Neubourg ou urbaines avec Laurent Gueneau à Louviers a guidé l'approche de ces artistes. D'autres ont utilisé l'installation photographique et le land-art avec François Méchain à Envermeu ou la représentation du paysage illustré avec Catherine Poncin à Pont-Audemer. Enfin poursuivant leur travail de portrait, isolé ou en groupe, Lise Lecocq à Saint-Etienne-du-Rouvray, Guy Hersant à Evreux, Olivier Menanteau à Rouen ont photographié des étudiants dans l'environnement scolaire ou professionnel où ils sont intervenus.
A chaque fois, prolongeant leurs recherches personnelles ou initiant de nouveaux sujets et de nouvelles formes, les artistes ont exploré un peu plus le territoire de la région et sa représentation en toute subjectivité. Qu'ils aient pu partager leurs créations avec quantité de groupes d'élèves et mener avec eux une production pédagogique, présentée dans l'exposition sous forme d'éditions ou de projections, a constitué pour cette opération un des aspects les plus enrichissants.

Territoires partagés est une création et une production de la mission photographique du Pôle Image Haute-Normandie.


"Ecritures de lumière" est une opération menée par le ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Haute-Normandie associant le Pôle Image Haute-Normandie, l'Académie de Rouen, la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) et la Région Haute-Normandie.

Exposition du 11 mai au 13 juillet 2012.

Entrée libre du mardi au samedi de 14 à 18h sauf jours fériés.



Galerie photo du Pôle Image Haute-Normandie

15 rue de la chaîne
76000 Rouen
Tél. 02 35 89 36 96





Jason Karaïndros à "Une nuit/ eine Nacht" (Forbach)



Le Castel Coucou et le Carreau, scène nationale de Forbach et de Moselle Est vous invitent cordialement à Une Nuit/ Eine Nacht qui aura lieu le 11 mai 2012 à partir de 19h au Confor'tel (50 avenue Saint Rémy) et les portes resteront ouvertes jusqu'à 1 heure.

Avec Laurent Bonté, Elodie Tanguy, Véronique Verdet & Krischan Kriesten, Marie-Paule Feiereisen, Jason Karaïndros, Aude Shin, Guy Jacqmin, Guillaume Dimanche, Patrice Hamel, Jean-Claude Mouton, Antoine Moreau, Jakob Gautel, Igor Futtere, Vincent Navarro, Raphael Defour, Samuel Starck, Amandine Meyer & Christelle Enault, Thomas Duquet, Gilles Oleksiuk, Philippine Barbou, Mathieu Aldric, Gisèle Gonon, Cédric Mantel, Lei Yang, Pascal Bircher, Manon Harrois et l'atelier marionnettes de Frédéric Simon.

Hôtel Confor'tel
60 avenue Saint Rémy
57600 Forbach
07 61 41 06 06
www.castelcoucou.fr 


Guy Lemonnier à "Sculptures en l'île " (Andrésy)




Vernissage de l'exposition jeudi 10 mai 2012 à 17 heures dans le parc de la Maison du Moussel (Andrésy).


Du 1er mai au 30 septembre, la quatrième édition de Balades en Yvelines vous propose 14 expositions d’art contemporain en plein air et autant de programmes d’activités à la découverte de L’art des villes, l’art des champs !

Quatorze balades en plain air et plus de 240 œuvres investissent le paysage yvelinois et amènent l’art au détour du chemin du 1er mai au 30 septembre 2012 ! Des bords de Seine aux centres villes en passant par les plus beaux monuments du patrimoine national, la quatrième édition de Balades en Yvelines, orchestrée par le Conseil général des Yvelines, guide les promeneurs au gré des jardins et des sentiers à la découverte d’œuvres insolites créées par pas moins de 88 artistes contemporains.

Le travail de Guy Lemonnier sera exposé dans le parc de l’Hôtel de ville. Le programme complet est téléchargeable ici.

Exposition du 11 mai au 26 septembre 2012
du mercredi au dimanche et les jours fériés, de 10 heures à 19 heures

Accès:
En transports en commun
Train : Paris Saint-Lazare, dir. Mantes par Conflans-Sainte-Honorine, gare d’Andrésy ou la Halte Maurecourt
RER : ligne A, station Poissy, puis autobus n°15, station Mairie d’Andrésy
Ou ligne A, station Conflans-Fin-d’Oise, puis autobus n°11, station Mairie d’Andrésy
En voiture : A 13, sortie Poissy, puis D 154, N 190, RD 55
Ou A 15, sortie Saint-Ouen-l’Aumône, puis N 184 et D 48




Vernissage de l'exposition "Fenêtre sur rue" à l'ESAD (Reims)


 Kévin Lapert / ESADHa

L’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims reçoit l’atelier vidéo de l’ESADHaR/Campus de Rouen après la présentation des travaux des élèves rémois à Rouen, en février 2012.

L'ESAD invite le public à venir découvrir cette projection de vidéo d'art dans ses vitrines. Une  projection ouverte sur la rue et l'espace public, de la tombée du jour jusque tard dans la nuit, le samedi 19 mai, dans le cadre de la programmation de la Nuit européennes des Musées.

Vidéos de :
Mohamed Abdelmoumeme, Jérémy André, Marie Arrateig, William Bastard, Josephine Bordas, Julie Carvalho, Magali Décaen, Eva Doumar & Maxime Pruvot, Marc-Antoine Garnier, Leopold Guillerme, Mickael Halley, Nathanaël Hauguel, Akira Inumaru, Jim, Kévin Lapert, Roland Lauth, Hélène Leroi, Andreï Mathieu, Pauline Singier, Mara Tchouadjian, Maxime Verdier

Carte blanche donnée à Jason Karaïndros, artiste et professeur à l’ESADHaR sur une proposition de Manuela Marques et de Gérard Cairaschi, artistes et enseignants à l’ESAD de Reims.


ESAD de Reims 
12, rue Libergier 
51100 Reims

tél : 03 26 35 36 40
www.esad-reims.fr





vendredi 4 mai 2012

Charlotte Coquen et Anna Gréboval à La Ruche





Vernissage de l'exposition Un train peut en cacher un autre vendredi 4 mai 2012 à partir de 18h30 à la Ruche.

Cette exposition collective regroupe le travail de 10 artistes venus de toute la France et selectionnés sur projet suite à un appel à candidature pour un dialogue autour de Lapse of, œuvre de Sébastien Gouju empruntée pour l'occasion à l'Artothèque de Caen.


Présentée durant deux mois à La Ruche, elle sera ensuite visible en juillet/aout à l'espace culturel du CHU de Rouen, puis en septembre/octobre à l'hôpital Saint Julien. Cette exposition prépare l'arrivée de deux artistes en résidence dans le centre hospitalier du Bois Petit et à l'hôpital Saint Julien, pour la période d'octobre 2012 à février 2013.


Charlotte Coquen et Anna Gréboval, qui ont obtenu le DNSEP à l'Erba de Rouen, participent à cette exposition.

Exposition du 4 mai au 20 juin 2012
Ouverture les mercredi, samedi et dimanche de 14 h à 18h30, sauf le samedi 12 mai.



Association La Ruche
1/3 Rue Georges Petit
76300 Sotteville-les-Rouen
associationlaruche@gmail.com
http://associationlaruche.blogspot.com




 

jeudi 26 avril 2012

Sophie Dubosc à la Galerie Joseph Tang (Paris)




 Vernissage de l'exposition L'hiver dernier de Sophie Dubosc jeudi 26 avril 2012 de 18 h à 21 h à la Galerie Joseph Tang (Paris).


Comme laissées sous une couche de cendre blanche qui se serait lentement compactée avec le temps, les formes présentes dans l’espace semblent tenter de se soustraire à notre regard. Des encadrements de fenêtres ou de tableaux irréguliers et deux matelas blancs ficelés articulent un univers post-apocalyptique, dont il ne resterait à voir que les traces d’un abri abandonné. Un bac aux angles
tranchants et aux couleurs sombres et métalliques se détache par une esthétique tout aussi minimale, mais dont les matériaux apparaissent nus, sans façonnage manuel.

C’était autour d’eux comme un rideau de neige tombante. Il n’y avait rien moyen de voir ni d’un côté ni de l’autre de la route. Il commençait à tousser et le petit frissonnait. Ils marchaient tous les deux côte à côte sous la bâche de plastique, poussant le caddie dans la neige.
Cormac McCarthy, La Route, 2006

Intitulé Et si c’était moi (2012), chaque matelas contorsionné est une oeuvre autonome, fabriquée selon un même processus pouvant produire diverses combinaisons : un matelas simple, une découpe, un enroulement maintenu par un tour de ficelle. Le titre de l’oeuvre reprend une phrase dite par un enfant confronté à la violence du monde dans le roman La Route de Cormac McCarthy. Ces corps mous, pétrifiés par les couches de résine, semblent s’être repliés sous l’effet de la contrainte. Formes en souffrance figées dans le temps, génératrices d’empathie, Et si c’était moi réfléchit la capacité du regard à s’engager pour son objet.

Je trace d’abord sur la surface à peindre un quadrilatère de la grandeur que je veux, et qui est pour moi une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l’histoire.
Leon Battista Alberti, Della Pittura, 1435

Dans Curseur (2012), une ficelle pointe un bac rempli d’huile de vidange, dont le côté gauche est recouvert d’une plaque de verre opaque. L’oeuvre traverse l’espace de haut en bas, rejouant par renversement certains dispositifs particuliers de cordes émergeant de tableaux d’Eva Hesse – No Title,1970 ou No Title (Wall Piece),1970. Le quadrilatère noir au sol, moitié liquide, moitié solide, pourrait évoquer un hydrographe de musée cyberpunk ou un livre ouvert. Le curseur signalerait alors un point dans un temps présent, brouillé et illisible, tandis que le passé proche serait voilé et inaccessible. Pourtant la même matière liquide aux propriétés réfléchissantes habite les deux espaces, les rendant coexistant. Curseur pourrait être imaginé comme une modélisation expérimentale du continuum de l’espace-temps, questionnant l’indétermination du réel, l’impossibilité de se représenter le passé ou encore des évènements ayant lieu dans d’autres parties du monde.

Elle était allée vers ce tableau mais n’en était pas revenue, elle était restée du côté du chat à regarder au-delà de la fenêtre une chose que personne d’autre qu’eux ne pouvait voir, une chose que voyaient seulement Alana et Osiris chaque fois qu’il me regardaient en face.
Julio Cortázar, Orientation des chats, 1980

Quatre cadres (Sans titre d’après Eva Hesse, 2012) enserrent le vide du mur. L’oeuvre compose de façon subjective un alignement de baies aveugles à partir d’un dessin de rectangles imbriqués les uns dans les autres réalisé par Eva Hesse en 1969. Dans plusieurs travaux de Sophie Dubosc, on retrouve ce procédé de déploiement d’oeuvres bidimensionnelles –de Sherrie Levine ou de René Magritte– dans l’espace. Ici, le dispositif rappelle également Hang Up (1969) –un grand cadre vide duquel émerge un lasso métallique–, la méthodologie sérielle et les patientes applications de couches cutanées d’Eva Hesse. Les fenêtres ne donnent sur rien, mais chacune d’elle réfléchit la lumière à sa manière propre, suivant les angles et les tracés de leurs bordures. Les cadres deviennent ajours et cernent des territoires. L’oeuvre force l’oeil à voir ailleurs. Si les formes de L’Hiver dernier se soustraient à notre regard, c’est qu’elles ne sont pas tant conçues pour représenter des histoires que pour interroger différents processus de perception.
Mélanie Mermod

Exposition du 26 avril au 2 mai 2012
Du mardi au samedi, de 11 heures à 19 heures

Galerie Joseph Tang
1 rue Charles-François-Dupuis 
Bâtiment B, 2e étage
75003 Paris
09 53 69 55 35 
www.galeriejosephtang.com 



Chung Liang Chang à l'Atelier 28 (Lyon)


Chung-Liang Chang : La fenêtre de Paris, photomontage numérique, 84 x 120 cm, 2011
Chung-Liang Chang : sans titre,  photomontage numérique, 21,4 x 30 cm, 2011
Chung-Liang Chang : Accumulation temporelle de la fenêtre, Paris, photomontage numérique, 42 x 70 cm, 2011

Vernissage de l'exposition de Chung-Liang Chang jeudi 26 avril de 18 h à 21 h à l'Atelier 28 (Lyon).

Chung-Liang Chang,qui a obtenu le DNSEP à l'Erba de Rouen en 2010,  a aussi participé à l'exposition de groupe L’Europe des artistes, Vingt oeuvres originales sur papier, aux Boîtes à Culture de Bouchemaine près d'Angers.

En savoir plus ici.

Exposition du 26 avril au 19 mai 2012
du mercredi au samedi de 14h30 à 19h30 et sur rendez-vous



Galerie Atelier 28
28 rue Burdeau
69001 Lyon
04 78 28 07 72

Boîtes à Culture de Bouchemaine
Place de l’Abbé Thomas, près de l’église

49080 Bouchemaine

vendredi 20 avril 2012

Vernissage de l'exposition Les Graphiquants à la Galerie 65 de l'ESADHaR (Le Havre)




Vernissage de l'exposition Les Graphiquants jeudi 10 mai 2012 à 19 heures à la Galerie 65 de l'ESADHaR (Le Havre), dans le cadre de la manifestation Une saison graphique.

« Les Graphiquants », ainsi se sont désignés avec humour les quatre graphistes du studio, créé en 2008 par Romain Rachlin, Maxime Tétard, et Cyril Tayeb, dont la pratique émerge aujourd’hui par son énergie et sa singularité sur la jeune scène contemporaine du design graphique. Leur production est déjà forte de distinctions multiples dues à des travaux remarqués pour leur parti pris de non conformisme.

Structurés en agence ils conjuguent les projets culturels d’envergure, remportant de multiples appels d’offre dans le domaine, tout en ayant une clientèle privée en demande de projets de communication. Leur équipe pluridisciplinaire répond aux besoins du marché, œuvre sur de nombreux mediums tout en affirmant une position professionnelle et une éthique qui leur est propre. Maxime et Romain les deux directeurs artistiques, la définissent en ces termes : « l’envie d’écriture est aussi importante que la commande ». La clé ce travail qui croise les champs du design et de l’art contemporain est en effet une volonté d’amener la recherche et l’exploration des formes au cœur de leur pratique, quelle que soit la problématique, qu’il y ait ou non commande.


L’exposition des Graphiquants au sein de l’École supérieure d’art et de design Le Havre-Rouen est exemplaire, notamment pour les étudiants. Cela s’explique : le travail en commun est déjà un fait pour Maxime et François, sur les bancs de l’Ensad à Paris. Leur grand projet de fin d’étude porte en effet l’empreinte de ce qui deviendra un champ d’investigation largement déployé dans leurs commandes et leurs recherches ultérieures : il s’agit d’une mise en scène de « l’espace papier », pliages, découpages, assemblages en 3 D, dont ils veulent faire le cœur de leur exposition au Havre. Ce mode de travail est selon leurs propres termes une installation, qui devient une image, qui redevient une installation… un recyclage productif ou le geste artistique se réinvente continuellement, entre poésie et abstraction.


Les Graphiquants ont étés élus « Agence de l’année » en 2011, Lauréats du festival d’affiche de Chaumont en 2010, et ont reçu la même année le Golden Arward du meilleur catalogue artistique pour l’exposition « Chef d’œuvre », et celui du meilleur rapport d’activité pour le CNAP.

Nous sommes heureux d’accueillir ces très jeunes graphistes à la Galerie de l’École où leur travail entrera en résonnance avec le désir de recherche d’étudiants dont ils se sentent proches. Le public Havrais et tous les publics, seront séduits par l’esthétique de formes et de typographies aux limites du graphisme et de l’art contemporain, qui remettent en question les codes d’écriture et interrogent le regard. Quand on leur demande quel sera la matière de leur exposition au Havre, ils répondent : "le papier, la typographie".



Exposition du 9 mai au 30 juin 2012
entrée libre du lundi au samedi de 14 heures à 18 heures
Rencontre et conférence
Jeudi 10 mai à 17 heures à la Maison de l'étudiant
Le programme complet de Une saison graphique est téléchargeable ici.



Maison de l'étudiant
50 rue Jean-Jacques Rousseau
76600 Le Havre

Galerie 65 - ESADHaR
65 rue Demidoff 
76 600 Le Havre
Renseignements: 02 35 53 30 31








Jean-Paul Albinet à la Galerie Taiss (Paris)




Vernissage de l'exposition Combien ça vaut ? l
e mercredi 2 mai 2012 à partir de 18h à la Galerie Taiss (Paris).


avec:
Jean-Paul Albinet
Ben
Olivier Blanckart
Thierry Bruet

« Une œuvre d’art n’a pas de prix ; pourtant, elle peut être acquise. » Egon Schiele

Les sages prescriptions adressées aux artistes pour qu’ils évitent l’écueil du commerce et de la cupidité sont pléthores. Un exemple parmi tant d’autres : dans les carnets de Léonard de Vinci se trouve écrit le conseil suivant : « Donc peintre, prends garde que l’âpreté du gain ne l’emporte sur l’amour de l’art. La conservation de cet honneur est plus importante que le prestige des richesses. » Las ! L’avertissement du maître italien a, depuis lors, été bien souvent battu en brèche… Parmi ses dévoiements récents, songeons aux crises légendaires d’Andy Warhol. Le chantre du pop pouvait devenir furieux de jalousie à l’idée que ses productions se vendent moins cher que celles d’un de ses amis, alors qu’il était lui-même immensément fortuné et tout à fait reconnu ! « Being good in business is the most fascinating kind of art », concédait-il par ailleurs… 

Plus généralement, on doit observer la façon dont la création actuelle et le patrimoine ancien sont traités, médiatiquement abordés et communément perçus : records d’enchères, examen scrupuleux des cotes, acquisitions mirobolantes des collectionneurs, dictature du marché, et on en passe...
Selon les critères en vigueur, la valeur déterminante de l’art est d’abord de nature économique. Le prisme, c’est le prix. 

Sans doute cet état de fait, qui nous éloigne du pur ravissement esthétique et d’une certaine gravité, est-il malheureux voire désolant. Mais il présente au moins un avantage. Il constitue, pour de nombreux artistes, une matière drôle et cruelle, féconde et profonde, critique et ingénieuse. C’est cette matière-là que la galerie Taïss donne à explorer sous le signe d’une provocante question : « Combien ça vaut ? »

Question qui est justement l’objet de deux oeuvres de Ben. L’interrogation « Combien ça vaut ? » ou celle, plus prosaïque, voire vulgaire, « ça vaut combien ? » renvoient, sans agressivité mais avec un sens de l’absurde démoniaque, le spectateur aux limites de son approche. Car le prix, l’angoisse qu’il corresponde au sacro-saint « pouvoir d’achat », est aujourd’hui devenu un sujet obsessionnel. Regarder le monde consiste d’abord à regarder des étiquettes, à espérer des promotions pour élargir le champ des possibles, à budgétiser la vie. Le travail pionnier de Jean-Paul Albinet est une démonstration décapante de cette dérive, lui qui signe du code-barres 337731 et a développé un langage qui pirate les standards de la consommation mondialisée. 

Avec une imposante installation inspirée d’une photographie et rappelant, à l’aide de matériaux de récupération, la sculpture monumentale du xixe siècle, Olivier Blanckart insiste quant à lui sur la relativité et la volatilité des valeurs. Celles-là qu’on croit ou voudrait croire absolues, comme autant de points de repère, fluctuent incessamment. Il adosse ainsi quatre figures de l’art conceptuel à l’étalon du NASDAQ et rappelle que la culture de la dématérialisation, esthétique d’une part et technologique d’autre part, a connu une étonnante valorisation parallèle. Une bulle fragile…

Enfin, la peinture de Thierry Bruet s’inscrit dans la tradition figurative des scènes de genre souligne, avec une habile intelligence et une maîtrise graphique redoutable, d’extravagants décalages sociaux. Dans des salles d’exposition, deux modestes visiteuses figées, affichent une mine inquiète au milieu des faces hilares de Yue Minjun et de Murakami. Un couple de collectionneurs fagotés avec style mais usés par le temps, enlisés dans leur sofa sont cernés par les tableaux explosifs de Jean-Michel Basquiat. 

« Combien ça vaut ? » rassemble donc, selon des approches plastiques très diversifiées, des créateurs qui s’attaquent de front à l’économie de l’art actuelle – sujet sensible dans un contexte où les écarts de prospérité sont extrêmement importants. En plus d’être une exposition turbulente et inventive, cette manifestation ambitionne de frapper les consciences et, même, de leur soumettre un problème fondamental : ce qu’il faut entendre par valeur de l’art. Un enjeu… très riche !


Exposition du 3 mai au 27 juin 2012
Du mardi au samedi, de 11heures à 19 heures et sur rendez-vous

Taiss Galerie14, rue Debelleyme
75003  Paris
Tél : 00 33 (0)1 42 71 18 85
info@taissgalerie.com
www.taissgalerie.com

mardi 17 avril 2012

Florence Chevallier à L'Atelier (Nantes)




Vernissage de l'exposition Photographies de l'étrange jeudi 19 avril 2012 à L'Atelier (Nantes).



avec
Yvon Bobinet
Florence Chevallier
Laurent Lafolie
Laurent Millet
David Zerah

Même les photographies les plus apparemment “banales” nous montrent en fait autre chose que la “réalité”. Chacun des artistes ici présenté a son univers, sa technique, son sujet... Mais qu’est-ce qui les identifie vraiment ? Ce qui nous intéresse réellement ? N’est-ce pas plutôt qu’ils construisent chacun un regard propre, une vision particulière, qui dépasse les apparences et nous amène aux portes d’un étrange, d’un mystère, d’un extraordinaire, qui peut ne pas être toujours très loin... C’est cette ambiguïté qui nous est ici proposée.


Exposition du vendredi 20 avril au dimanche 20 mai 2012 
du mardi au samedi de 13h à 19h et le dimanche de 10h à 15h
Ouverture exceptionnelle les 12 et 13 mai de 10h à 20h dans le cadre de L‘Art prend L’air.
Fermé les jours fériés.



L'Atelier
1, rue de Chateaubriand

44000 Nantes
Tél. 02 40 41 90 00

Florence Chevallier à "La nuit de l'instant", Marseille





Les Ateliers de l’Image présentent La Nuit de l’Instant 2012, vendredi 20 avril de midi à minuit dans le quartier du Panier à Marseille. 

A travers différentes formes ou dispositifs artistiques, une question centrale sert de guide à la programmation : comment aborder la photographie de manière transversale ?
La Nuit de l’Instant est un moment festif, une série de parcours, libres ou organisés, de découvertes et de rencontres avec des œuvres, des artistes et des lieux spécialement ouverts pour l’occasion.

C’est l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles qui est l’invitée de La Nuit de l’Instant 2012, à l’occasion des 30 ans de sa création. Au programme deux expositions, une installation, et trois cartes blanches à Nicolas Feodoroff, Christophe Laloi et Francois Bazzoli.

La Nuit de l’Instant représente :
12 Films //
James BENNING, Michael BLUM, Gérard COURANT, Hervé DEMOURES, Henri-François IMBERT, Pauline JULIER, Sharon LOCKHART, Mireille LOUP.

14 Installations //
Stanislas AMAND, Thomas BERNARDET, Florence CHEVALLIER, Marla DARREN, Sylvester ENGBROX, Claudia IMBERT, Anna MALAGRIDA, Marianne MULLER, Florence PARADEIS, Didier PETIT, Noël RAVAUD et Charlotte SERRUS, Rachèle RIVIERE, Véronique SARAFIAN et Guillaume CHAMAHIAN, Céline TULOUP.

4 Diaporamas //
Caroline CIESLIK, Collectif SMOKE, Gilles POURTIER, Voies OFF.

14 Vidéo-projections //
Yto BARRADA, Jérémie DAULIAC, Grégory EDELEIN, Cédrick EYMENIER, Isabelle GIOVACCHINI, Marie-Ange GUILLEMINOT, Jaki IRVINE, Mélina JAOUEN, Serge LE SQUER, Muriel MONTINI, Gaël PELTIER, Alain RIVIERE, Vanessa SANTULLO, Christine SIBRAN.

Programme détaillé en ligne : www.ateliers-image.fr
 
Programmation Les Ateliers de l’Image, Voies OFF, FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grains de Lumière, en partenariat avec l’ENSP d’Arles et avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Traverse
Ateliers de l'image - Grains de Lumière
du mardi au samedi de 15h à 19h
28-38 rue Henri Tasso 
13002 Marseille
T : 04 91 90 46 76