Le blog de l'Esadhar, Rouen Le Havre

Blog de l'Esadhar, Ecole supérieure d'art et design Le Havre Rouen : actualité, événements

vendredi 27 janvier 2012

Isabelle Le Minh à la Galerie Christophe Gaillard (Paris)

Véronique Boudier: Luce

Vernissage de l'exposition Réelle présence samedi 28 janvier 2012 de 16 à 19 heures à la Galerie Christophe Gaillard


avec

Véronique Boudier
Lawrence Carroll
Thibault Hazelzet
Bérengère Henin
Kassia Knap
Tetsumi Kudo
Isabelle Le Minh
Guillaume Lebelle

L'exposition Réelle présence retrace en filigrane l'évolution, le glissement du sacré au profane, un "advenir au monde", quand, au point du jour, les premiers rais de lumière deviennent les signes avant coureurs d'une épiphanie, les symptômes d'une manifestation (prise dans son acception phénoménologique).
C'est de cette dualité ou plutôt de ce basculement de la transcendance vers l'immanence dont parle l'oeuvre inaugurale de l'exposition (Luce, 2008, Véronique Boudier). 
Cette lumière, annonciatrice qui inonde les architectures florentines de Thibault Hazelzet (Annonciation, 2005) - lesquelles balancent elles aussi entre l'immanence de la scène représentée (renforcée par l'absence des protagonistes) et la transcendance du sujet traité - acquiert de par ce fait une dimension auratique.
Avec Kassia Knap (Paysage, 2009-2011), c'est à "l'immanence de la couleur" (pour reprendre les termes d'Alain Tapié) que nous sommes confrontés. La lumière s'est transmuée en couleur, mais sans littéralité, seulement animée de l'obsession de retrouver la gamme des sentiments et émotions éprouvés au contact direct avec le monde extérieur. Le travail que demande la réalisation des œuvres est bien la chose la plus irreprésentable, et ne s'apprécie que face aux œuvres elles-mêmes. Ses toiles pliées, empesées de concrétions de matières mais pourtant animées de mouvement, se donnent comme autant d'objets sculpturaux qui s'imposent aussi, par leur beauté. Celle, en détournant les mots de Matthew Witkosky, d'objets anti-auratiques mais définis par la rencontre rituelle et la présence originaire.
Chez Guillaume Lebelle, la toile devient espace de projection d'un paysage mental, dans la continuité des Non Lieux de Dubuffet.
Lawrence Carroll quant à lui déploie une « esthétique romantique du déchet » en utilisant dans ses œuvres des objets ordinaires et des matériaux de rebut (fleurs enduites de peinture ou toiles et papiers collés ou agrafés à la surface de l'objet-tableau par exemple). Formes bricolées ou réparées comme aime à le dire l'artiste, ces œuvres imposent une présence indicible; ce décollement de l'image dans l'espace, celle-là qui mettait à genoux l'homme jeté au monde, face aux images peintes comme face au Mystère.
Les fleurs (Symbiose, 1972) qui poussent dans le jardin désenchanté de l'artiste japonais Tetsumi Kudo n'ont rien conservé de la beauté et du mystère du précédent. Elles ont poussé sur les désillusions d'une civilisation suicidaire et impuissante à penser son avenir.
Just an Illusion (After Ed Ruscha), le travail ainsi intitulé de Le Minh, joue quant à lui avec les potentialités du photographique. L'image n'est ici présente qu'en puissance. La lumière a perdu sa dimension auratique. Elle n'est plus la lumière annonciatrice, la Révélation, mais participe du processus révélateur dont naît l'image.
Le Dieu Baal-Soleil, manifestation du sensible par excellence chez les Chaldéens, a perdu de sa superbe dans l'invocation que nous en livre Bérengère Hénin (Dessin extraordinaire, coucher de soleil, 2009). C'est sur la vision d'un monde sans transcendance dans lequel le coucher de soleil est réduit à un exercice de linguistique que se clôt cette exposition.

Christophe Gaillard.
(Remerciements Vianney Duhamel)



Exposition du 28 janvier au 25 février 2012
du mardi au vendredi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h 
le samedi de 12h à 19h et sur rendez-vous

Galerie Christophe Gaillard
12, rue de Thorigny 
75003 Paris
Tél.: 01 42 78 49 16

jeudi 19 janvier 2012

La fureur de l'éternuement: un ensemble d'expositions initié par l'Esadhar






A l'initiative de Baptiste Roux, bientôt rejoint par Miguel-Angel Molina, artistes qui tous deux enseignent à l'ESADHaR, une exposition réunit dans quatre lieux les œuvres d'une génération de peintres qui vivent en France. 

Les dix-huit peintres choisis montrent dans leurs productions un dépassement des limites de leur médium : ils le croisent avec d'autres, de la photographie à l'installation en passant par l'art numérique, croisements qui n'excluent pas un attachement à la forme traditionnelle du tableau mais qui permettent le surgissement de nouveaux outils et la rencontre de champs qui ne lui sont que peu associés tels ceux de l'art conceptuel et de l'édition. Au sein même de cette peinture poreuse, les artistes présents dans l'exposition franchissent la ligne séparant abstraction et figuration, montrant dans leurs œuvres, écartant toute mimesis, des "tractations avec le réel, l'urbain, le réseau, le chaos"1. Une peinture transitive2

La liberté lisible dans l'hétérogénéité de leurs pratiques, loin du dogme greenbergien d'un art abstrait pur et de tout interdit posé par des mouvements antérieurs, peut rappeler celle de Kurt Schwitters, artiste dada impur et partisan par excellence de la suppression des limites entre les arts, à qui sont empruntés les mots "La fureur de l'éternuement"3, poème de 1946, pour le titre de l'exposition, révélant, outre le désir de sortir des références modernistes françaises et américaines, la part que la distance et l'humour tiennent dans les œuvres présentées, construites, comme toute composition Merz, à partir de débris (du monde / de la peinture).

Dans le cadre de l'exposition, le Laboratoire de recherche Edith (axe de recherche "Editer la peinture") a souhaité inviter les artistes à montrer, dans la Galerie Martainville du site de Rouen, certaines de leurs micro/auto-éditions qui interrogent, notamment par la rencontre d'autres médiums (et d'abord la photographie et l'objet), la peinture, et son aura. Ils y inventent un nouveau rapport de la peinture à l'édition, de l'œuvre unique à l'œuvre reproductible, ébranlant l'autorité de la chose (comme dirait Walter Benjamin4) et démontrant sa contemporanéité.
Lucile Encrevé

1 Conversation avec Baptiste Roux, 13 juin 2011.
2 Cf. David Joselit, "Painting Beside Itself", OCTOBER, n°130, automne 2009, p. 128-129.
3 Die Wut des Niesens cf. http://www.ubu.com/sound/schwitters.html
4 Cf. Walter Benjamin, "L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique", Sur l'art et la photographie, Paris, Editions Carré, 1997, p. 24.


Un entretien entre Lucile Encrevé, historienne de l'art, et les deux artistes et commissaires
Miguel-Angel Molina et Baptiste Roux est téléchargeable en ligne ici.



Récapitulatif des événements:

ESADHaR le Havre / Galerie 65
Jean Charles Eustache, Xavier Drong, Sylvie Ruaulx, Régine Kolle
Vernissage mardi 24 janvier 2012 à 18 heures
Exposition du 25 janvier au 26 février 2012


Galerie Duchamp, Yvetot
Carlos Kusnir, Olivier Gourvil, Miguel Angel Molina, Peter Soriano, Christophe Cuzin, Miquel Mont, Edouard Prulhière

Vernissage le mercredi 25 janvier 2012 à 18h30  Exposition du 12 janvier au 15 février 2012


ESADHaR Rouen / Grandes Galeries
Erwan Ballan, Baptiste Roux, Olivier Soulerin, Emmanuelle Villard, Philippe Richard
Vernissage jeudi 26 janvier 2012 à 18  heures
Exposition du 27 janvier au 26 février 2012


ESADHaR Rouen / Galerie Martainville
Editer la peinture 1, sur une proposition du Laboratoire de Recherche Edith
Vernissage le jeudi 26 janvier 2012 à 18 heures 
Exposition du 26 janvier au 21 février 2012


MAM Galerie
Jérôme Boutterin, Heidi Wood

Vernissage jeudi 26 Janvier 2012 à 18 heures
Exposition du 26 janvier au 26 février 2012


mercredi 18 janvier 2012

Vernissage de l'exposition "La fureur de l'éternuement" dans les Grandes Galeries de l'Esadhar












Vernissage de l'exposition La fureur de l'éternuement dans les Grandes Galeries de l'Esadhar, site de Rouen, jeudi 26 janvier 2012 à 18 heures.

avec: 

Erwan Ballan
Baptiste Roux
Olivier Soulerin
Emmanuelle Villard
Philippe Richard


Exposition du 27 janvier au 26 février 2012
Du mardi au samedi, de 14 à 18 heures



Galeries de l'École Régionale des Beaux-Arts de Rouen
Aître Saint-Maclou
186 rue Martainville
76000 Rouen
Tél. 02 35 71 38 49
erba.rouen1@wanadoo.fr

Vernissage de l'exposition "Editer la peinture" à la Galerie Martainville de l'Esadhar (Rouen)


Miguel Angel Molina

Heidi Wood

Xavier Drong


Vernissage de l'exposition Editer la peinture, sur une proposition du laboratoire de recherche Edith,  jeudi 26 janvier 2012 à 18 heures à la Galerie Martainville de l'Esadhar (Rouen).

Editer la peinture I 

avec: 
Xavier Drong
Miguel-Angel Molina,
Miquel Mont
Baptiste Roux
Emmanuelle Villard
Heidi Wood

Dans le cadre des expositions "La fureur de l'éternuement", le Laboratoire de recherche Edith a invité les artistes participant à montrer du 26 janvier au 21 février 2012, dans la Galerie Martainville du site de Rouen, leurs éventuelles micro/auto-éditions constituant, par le croisement avec la photographie et l'objet, un questionnement sur la peinture, et son aura. Autre manière de signaler l'évolution et l'ouverture de la peinture, démontrant aussi dans sa rencontre avec l'édition sa contemporanéité. Distance d'une peinture insérée dans la photographie (photographiée, chez Wood, ou peinte avec des outils numériques, chez Drong et Roux), d'une peinture-objet qui cherche le sourire du regardeur (chez Molina, Mont et Wood), d'une peinture redoublée, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre (chez Wood et Villard) : six des artistes présentés à "La Fureur" inventent un nouveau rapport de la peinture à l'édition, de l'œuvre unique à l'œuvre reproductible, ébranlant (comme dirait Walter Benjamin) l'autorité d'une chose devenue impure et participant, par le questionnement, à son impossible définition. 

Lucile Encrevé

Exposition du 26 Janvier au 21 Février 2012
du mardi au samedi de 9h à 12h et 14h à 18h

 


Galerie Martainville à l’Esadhar, campus de Rouen.
Aître Saint-Maclou
186, rue Martainville
76000 Rouen.
Tél. : 02 35 71 38 49 
Fax : 02 35 07 45 81
www.esadhar.fr
 

Vernissage de l'exposition "La fureur de l'éternuement" à la Galerie MAM (Rouen)




Vernissage de l'exposition La fureur de l'éternuement  jeudi 26 Janvier 2012 à 18 heures à la MAM Galerie à Rouen.

Jérôme Boutterin
Heidi Wood

Exposition du 26 Janvier au 26 février 2012
Du jeudi au samedi de 14 h à 19 h et  sur RDV

MAM Galerie
45 rue Damiette
76000 Rouen
0614421604

Miguel Angel Molina et "La fureur de l'éternuement" à la Galerie Duchamp


Olivier Gourvil

Carlos Kusnir

Edouard Prulhière

Vernissage de l'exposition mercredi 25 janvier 2012 à 18h30 à la Galerie Marcel Duchamp (Yvetot)

Artistes exposés:

Christophe Cuzin
Olivier Gourvil
Carlos Kusnir
Miguel Angel Molina
Miquel Mont
Edouard Prulhière
Peter Soriano


Cette exposition collective présente différentes démarches de peintres contemporains qui s’interrogent sur la nature même de leur pratique et son contexte. Leur recherche tend à dépasser les limites du médium peinture en y associant d'autres pratiques, permettant ainsi le surgissement de nouveaux outils et la rencontre avec d'autres champs.

Cette exposition est organisée en partenariat avec l’École Supérieure d’Art et Design Le Havre-Rouen. Cette collaboration permet l'émergence d'une manifestation d’art contemporain sur le territoire de l’axe Seine, du Havre à Paris. Le Havre, Yvetot, Rouen, Cergy Pontoise et Paris sont les différentes villes concernées par la première édition de cette exposition. Celle-ci se déroulera en deux parties : en janvier et février sur le territoire normand puis en mai et juin sur la région parisienne.

Les lieux d’exposition sont aussi variés que la nature des partenaires écoles d’art (l’ESADHaR et l’École Nationale Supérieure d’Art Paris-Cergy), centres d’art (Galerie Duchamp), galeries privées (MAM galerie, Espace Architecture Gestion) et autres espaces mis à disposition par les villes. Le principe est celui d’un parcours qui reprend l’axe de la Seine, berceau historique de l’impressionnisme, qui mêle les publics des différents partenaires, qui les incite au déplacement.

Exposition du 12 janvier 2012 au 15 février 2012
Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h 
Le samedi de 14h à 17h 


Galerie Duchamp
7, rue Percée
76190 Yvetot - France
Tél. : 02 35 96 36 90
Fax : 02 32 70 44 71 

Vernissage de l'exposition "La fureur de l'éternuement" à la Galerie 65 de l'Esadhar (Le Havre)


Jean Charles Eustache

Xavier Drong, HBKR, 2011

Sylvie Ruaulx, Noir rouge et tapis, 2011

Régine Kolle
Vernissage de l'exposition La fureur de l'éternuement  mardi 24 janvier 2012 à 18 heures à la Galerie 65 de l'Esadhar (Le Havre).

Jean Charles Eustache
Xavier Drong
Sylvie Ruaulx
Régine Kolle

Exposition du 25 janvier au 26 février 2012

du lundi au vendredi de 14h à 18h



Galerie 65 à l’Esadhar, Campus du Havre
65, rue Demidoff
76600 Le Havre
tél. : 02 35 53 30 31
fax : 02 35 24 04 38
www.esadhar.fr

Vernissage de l'exposition FAITS DIVERS au 139 Cours de la République, au Havre


Visuel : Anna Voreux

Vernissage de l'exposition FAITS DIVERS au 139 Cours de la République, mardi 24 janvier à 15 heures, dans le cadre de l'atelier TERRITOIRES SINGULIERS, projet n°38 dirigé par Francis marshall & François Maître-Pierre avec la participation de Danièle Gutmann.

C'est la boutique d'un ancien bouquiniste, Jean-François Masse, qui a déterminé le travail autour des rapports écriture et dessin, écriture et peinture, écriture et objet. C'est devant la grande quantité et qualité du stock de journaux accumulés dans la boutique, que l'atelier Territoires singuliers a décidé de proposer un nouveau projet autour de faits divers/actes artistiques.
De Paul Baudry qui peint en 1973 l'assassinat de Marat à Marcus Harvey qui peint en 1998 le portrait de Myra, une tueuse d'enfants, en passant par Edward Kienholz qui crée l'environnement The Wait en 1964, le FAIT DIVERS a inspiré de nombreux artistes. On rappellera pour mémoire Théodore Géricault qui trouva au Havre le ciel qui convenait pour son Radeau de la Méduse, inspiré par un fait divers de 1819.

LE PROJET D'EXPOSITION : Après une exploration du stock de journaux, un ou plusieurs faits divers particulièrement marquants ont été exploités par le dessin, la peinture et la photographie. On découvrira aussi des installations et des travaux d'observation inspirés par ce lieu qui va disparaître, ultimes points de vues.
Remerciements à Jean-François Masse, Adjoint au Maire chargé des bâtiments municipaux et de l'énergie et à Nelly Isabelle, Directrice de la Valorisation du Patrimoine.



Exposition ouverte du mardi 24 au jeudi 26 janvier 2012 de 14h à 18h
.


LE BOUQUINISTE
139 Cours de la République
76600 Le Havre

Jason Karaïndros au Loft CMJN (W Jamoisart Space, Paris)



Vernissage de l'exposition JE HAIS LES COUPLES jeudi 19 janvier à partir de 18 heures au Loft CMJN (Paris).

Une proposition de Jeanne Susplugas & Alain Declerq

Avec Sandra Aubry et Sébastien Bourg

Virginie Barré et Bruno Peinado
Gaël Davrinche et Sarah Jérôme
Alain Declercq et Jeanne Susplugas
Jakob Gautel et Jason Karaïndros
Ulrich Genth et Heike Mutter
HeHe
Maurin et La Spesa
Mrzyk et Moriceau
Grégoire Motte et Éléonore Saintagnan
Lucy et Jorge Orta
Florence Obrecht et Axel Pahlavi
Géraldine Py et Roberto Verde
Émilie Benoist et Julien Sirjacq
Alexej Tchernyi et Wu Zhi


Au cours du XX°s, avec la progression des avant-gardes, à travers écoles, mouvements et manifestes, les créateurs ont éprouvé le besoin de se soutenir et s’enrichir mutuellement en groupes et collectifs. Le couple d’artistes y trouve souvent sa place tels Robert et Sonia Delaunay, Natalia Goncharova et Michail Larionov, Hans Arp et Sophie Tauber-Arp… Si durant la seconde moitié du XX°s, le groupe éclate au profit d’une production artistique hautement individualisée, le couple d’artistes perdure. Loin du cliché de l’artiste solitaire, la création à deux implique outre une osmose totale, une mise en commun d’idées, plus d’entrain et une histoire particulière. Longtemps, aussi, la femme se trouve dans une position reléguée aux côtés de son mari… femme de…, parfois même fille de…, avant de souvent devenir veuve de…Etre en couple avec un autre artiste lui confère parfois une certaine aura. De nos jours, le couple d’artistes n’est plus aussi déséquilibré, les femmes ont trouvé une forme d’autonomie à l’intérieur du monde de l’art. Le duo d’artistes reste incroyablement d’actualité.
Certains couples d’artistes sont remarquables par le fait qu’ils ont fait de leur duo une légende, donnant l’image d’une union parfaite de deux êtres et de créateurs qui travaillent de concert. Deux têtes, deux pensées, quatre mains, une multitude d’idées et un seul travail. Entre mari et femme, la pratique artistique confond vie privée et recherches plastiques, ils forment des couples inséparables, une sorte de double je, un binôme qui ne fonctionne que de façon fusionnelle car il est impossible de distinguer, lequel est l’auteur de telle ou telle œuvre ou partie de l’œuvre. Le couple d’artistes abolit la confrontation entre le sujet et l’objet, entre l’artiste et son modèle : ils sont les deux, à la fois. Leur travail aux yeux du public n’est plus qu’un par la définition d’un langage artistique commun, au point que leur nom est toujours employé ensemble devenant un « couple-artiste » à la signature unique comme Bernd & Hilla Becher appelés les Becher, les Poirier (Anne & Patrick) ou les Lalanne (Claude & François-Xavier)… Se retrouvent également des figures clefs qui cumulent leurs patronymes pour affirmer leur entité conjointe pour apparaître sur la scène artistique internationale et signer ensemble leurs œuvres de leurs patronymes accolés, tels Christo et Jeanne-Claude, Ilya et Emilia Kabakov, Tim Noble et Sue Webster, Lucy et Jorge Orta, Mrzyk et Moriceau…

À l’inverse, d’autres couples produisent des œuvres qui conservent une profonde autonomie. Parfois même, le public ignore qu’ils forment un couple en privé. Dans ces couples d’amoureux plus secrets, on retrouve Dorothea Tanning et Max Ernst, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, pour les historiques, et aujourd’hui, Annette Messager et Christian Boltanski, Bertrand Lavier et Gloria Friedman. Deux artistes sous un même toit, mais au final, deux types de créations indépendantes, quoique … forcément le dialogue existe et cohabite. Ainsi donc, des œuvres distinctes, des styles ou des modes d’expression divers, mais également des pièces en collaboration et des réflexions dont le plus petit dénominateur commun est déjà d’être en couple et réunis par l’amour !
Comment faire évoluer sa singularité en côtoyant, dans la passion, un autre artiste? Le couple est-il motivant ou inhibant, la création est-elle possible à deux ou bien la réunion de deux de créateurs sert-elle de point de départ ? Savoir si les relations entre deux univers personnels, mais proches, sont productives ou délétères, enrichissantes ou vampirisantes ? Ce sont les questions que soulève cette exposition…

Texte : Isabelle de Maison Rouge


Exposition du 20 janvier au 25 février 2012
Ouvert uniquement sur RDV 

LOFT CMJN
46 boulevard Magenta
75010 Paris, fond de la deuxième cour - Code 3945
sur RDV +33 (9) 51 74 75 39  
contact@wjamoisartpartners.com ­
www.wjamoisartpartners.com


vendredi 13 janvier 2012

Sophie Dubosc au Centre d'animation culturelle de Portet sur Garonne

Sophie Dubosc, Cher Guy, 2007. Coll. Frac Midi-Pyrénées
Photographie : Sylvie Léonard










Vernissage de l'exposition Mémoires organisée par le Frac Midi-Pyrénées le 10 janvier 2012 à 18 heures à Portet sur Garonne.

Exposition du 10 janvier au 9 février 2012
le lundi de 14 à 18 heures,
le mardi de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures
les mercredi, jeudi, vendredi de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures

Centre d’Animation Culturelle
12, Place de la République
31120 Portet sur Garonne
Tel 05 61 76 29 31 

lundi 9 janvier 2012

Bertran Berrenger au Musée d'art moderne André Malraux (Le Havre)


Jean-Jacques Palix / Ce disque est le même que l’autre / 2009 / 9’


Bertran Berrenger participe à MuMaBoX # 12, mercredi 11 janvier 2012 à 18 heures au Musée d'art moderne André Malraux (Le Havre).

MuMaBoX: une saison d'images en mouvement au Musée d'Art Moderne André Malraux. Les projections, gratuites et accessibles à tous ont lieu un mercredi par mois à 18 h. Programmation : Christophe Guérin

MuMaBoX # 12 : Images sonores
Sur le support de l’image en mouvement sont associés le visuel et le sonore. La relation entre ces deux dimensions est ici explorée selon diverses perspectives.
L’une d’elle est l’utilisation paroxystique de certaines formes de montage comme la répétition, l’éllipse, la compilation, qui confère à la bande-son une dimension
musicale qu’elle n’a pas à l’origine. Une autre est l’interprétation performative, qui implique le corps comme instrument.


Jean-Jacques Palix 
 Ce disque est le même que l’autre / 2009 / 9’
Ian Helliwell 
 Disk Break / 1998 / 3’25 
Volker Schreiner 
 Scope / 2008 / 4’57
Christian Marclay 

 Telephones / 1995 / 7’30
Eddie d 
The Masterplan / 2010 / 3’07
Travelocity / 2003 / 1’35
Heads and Globes Similarity Matrix / 2008 / 1’43
eRikm 
Autoportrait / 2008 / 5’38
Digicode / 2007 / 2’27 

Gary Hill
  Mediations / 1979-86 / 4’17 
Pipilotti Rist 
 I’m not the girl who misses much / 1986 / 7’46
Bertran Berrenger 
Duo precario / 2003 / 1’50
Music for a while / 2001 / 3'
Hier / 2002 / 2’
Piano à une main / 2000 / 1’35
Marina / 2000 / 3’


Les projections ont lieu dans l’auditorium du MuMa, Musée d'art moderne André Malraux
Renseignements :  02 35 19 62 79

Musée d'art moderne André Malraux
2, Bd Clemenceau
76600 Le Havre
tel : 02 35 19 62 62 

jeudi 5 janvier 2012

Charles Fréger et POC à la villa Namouna (Deauville)



Charles Fréger: Cerbul, de la série Wilder Mann (2010-2011) 


Projection et rencontre du collectif POC samedi 7 janvier 2012 à 18 heures à la villa Namouna (Deauville).


Créé à Rouen en 2002 à l’initiative du photographe français Charles Fréger, “POC” (Piece of cake) est un collectif de 40 photographes européens et américains. La raison d’être de POC est de permettre aux artistes d’interagir en parallèle à leur travail de création, de production et de distribution. Ce lien permanent entre les membres de Piece of Cake favorise des échanges via diverses plateformes multimédia et leur site web www.pocproject.com. L’activité de ses membres culmine lors de rencontres internationales dans différents pays européens et aux Etats-Unis. Dans ces «workshops», les artistes sont invités à dialoguer autour de leurs nouveaux projets photographiques, tant dans leur démarche individuelle que leurs projets communs. Ils peuvent également évoquer des problèmes pratiques auxquels tous les auteurs-photographes sont confrontés durant leur carrière. Les discussions concernant la production d'oeuvres photographiques ainsi que des questions vidéo, multimédia, et plus généralement, inhérentes à toute production artistique, de la conception au produit fini, sont l'objet de vifs échanges entre membres de POC.

Pour ce 11ème workshop européen, la Ville de Deauville reçoit à la Villa Namouna, du 5 au 10 janvier 2012 les membres de POC suivants: Andrew Phelps (Etats-Unis / Autriche), Augustin Rebetez (Suisse), Birgitta Lund (Danemark), Charles Fréger (France), Friederike Von Rauch (Allemagne), Götz Diergarten (Allemagne), Loan Nguyen (Suisse), Marina Gadonneix (France), Mathieu Bernard-Reymond (France), Mathias Koch (Allemagne), Patricia Almeida (Portugal), Peter Granser (Allemagne), Petros Efstathiadis (Grèce), Simon Roberts (Angleterre), Ville Lenkkeri (Finlande).



Charles Fréger a obtenu le Dnsep à l'Erba de Rouen en 2000.

Villa Namouna 

à l'angle du boulevard de la Mer et de la rue Tristan Bernard
14800 Deauville
Renseignements et réservations au 06 82 21 57 09

Vernissage de l'exposition Fenêtre sur rue / Rouen (11ème volet) à la Galerie Martainville.


Visuel : William Bastard
Chloé Cavelier : sans titre
Mickael Halley : sans titre
Jim : sans titre






Léopold Guillerme : sans titre
Kevin Lapert : The phantom
Akira Inumaru- Toucher l'arc-en-ciel

Vernissage de l'exposition Fenêtre sur rue / Rouen (11ème volet)  jeudi 5 janvier à partir de 17h30 à la Galerie Martainville.

Vidéos des étudiants de l'ESADHAR, site de Rouen, dans le cadre de l'A.R.C. "FENÊTRE SUR RUE", sur une proposition de Jason Karaïndros

L' A.R.C. "FENÊTRE SUR RUE" se présente sous forme d'exposition - vidéo projection vers la rue, de la tombée du jour jusqu'à minuit, sur la vitrine de la Galerie Martainville de l'Esadhar, site de Rouen.

Il s'adresse aux étudiants des années 2 à 5 qui sont invités à réaliser des travaux spécifiques pour ce contexte. Il s'inscrit dans un cycle d'expositions qui relie d'autres écoles d'art suite à des invitations “cartes-vidéo blanches” lancées par Jason Karaïndros artiste et professeur de multimédia à l'Esadhar, à des artistes et professeurs d’autres écoles d’art qui programment des ensembles de vidéos de leurs étudiants pour ce type de contexte.

Les vidéos sélectionnées doivent être sans son, de durée relativement courte ou très courte et l'ensemble de la programmation ne doit pas dépasse une heure.

- En 2005, une première invitation était lancée à Brigitte Zieger et à ses étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Art de Nancy.
- En janvier 2006, Francisco Ruiz de Infante a présenté des vidéos de ses étudiants de l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.
- En novembre 2006, l’invitation à été donnée à Stéphane Pichard et à ses étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art de Rueil Malmaison.
- En 2007, c'était justement les Beaux-Arts de Rueil qui "renvoyaient l'ascenseur" aux étudiants de l'ERBA de Rouen pour montrer leur travail dans l'exposition Vitrine Vidéo à la Médiathèque Jacques Baumel à Rueil dans le cadre des Rendez-vous du numérique.
- En 2008 pour le 4ème volet, c'était pour la première fois au tour des étudiants de l'ERBA de Rouen de présenter leur travail.
- En janvier 2009, la 5ème carte blanche-vidéo était donnée à Joël Bartoloméo et à ses étudiants de l'École Supérieure d'Art de Grenoble.
- En février 2009, le 6ème volet de Fenêtre sur Rue était de nouveau confié aux étudiants de l'ERBA de Rouen, le choix des vidéos réalisé par J. Karaïndros et le montage final par l'étudiante Marina Polack.
- En janvier 2010, le 7ème volet de Fenêtre sur Rue était une carte blanche-vidéo donnée à Stéphane Trois Carrés et à ses étudiants de l'École Supérieure d'Art du Havre.
- En février 2010, le 8ème volet de Fenêtre sur Rue était confié aux étudiants de l'ERBA de Rouen, le choix des vidéos a été réalisé par J. Karaïndros et le montage final par l'étudiant Jim, alias Twiggy Sullivan.
- En janvier 2011, le 9ème volet était confié aux étudiants de l'ERBA de Rouen, le choix des vidéos a été réalisé par J. Karaïndros et le montage final par l'étudiant Roland Lauth .
- En février 2011, la 10ème "Fenêtre sur Rue"- carte blanche-vidéo était confiée à à Éric Maillet et à ses étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Arts de Paris-Cergy.
- En janvier 2012 le 11ème volet est confié aux étudiants de l'ERBA de Rouen, le choix des vidéos  réalisé par J. Karaïndros et le montage final par l'étudiant William Bastard.
- En février 2012 la 12ème  Fenêtre sur Rue - carte blanche-vidéo sera confiée par Manuela Marques à Gérard Cairaschi et à leurs étudiants de l'Ecole Supérieure d'Arts et de Desing de Reims.

Coordination de ces expositions - A.R.C. : Jason Karaïndros
 

Projections  du 5 janvier au 2 février 2012
du mardi au samedi de 17 heures à 23 heures sauf les jours fériés


Galerie Martainville à l’Esadhar, campus de Rouen.
Aître Saint-Maclou
186, rue Martainville
76000 Rouen.
Tél. : 02 35 71 38 49 
Fax : 02 35 07 45 81
www.esadhar.fr

mercredi 4 janvier 2012

Simon Ripoll-Hurier à la galerie Backslash (Paris)



Vernissage de l'exposition BACKSTAGE (retour de stage) samedi 7 janvier 2012 de 17 à 21 heures à la galerie Backslash.

Un commissariat de Mathieu Mercier avec la participation de:

Frédéric Pradeau, Mathias Schweizer, La ville rayée, Thomas Muller, Enrico Assireli, Laurent Kropf, Noëlle Papaye, Pierre Antoine, François-Thibaut Pencenat, Mehdi Abbioui, Nicolas Tubéry, Virginie Thomas, Simon Ripoll-Hurier, Amélie Forestier, Wei Hou, Xavier Theunis, Astrid de Cazalet, Pierre Paulin, Loup Sarion, Laura Bru, Nicolas Mussche, Clarence Guena, Aldéric Trevel et Juliette Goiffon



La galerie Backslash est fière d’annoncer l’exposition Backstage (retour de stage) dont le commissariat a été confié à Mathieu Mercier. L’artiste a choisi de réunir autour de lui les plasticiens, stylistes, architectes et graphistes, ayant travaillé avec lui par le passé, autour du thème de la relation à l’espace exprimé à travers les formations de chacun.

Les artistes présentés participent de cette nouvelle génération dont l’insertion dans le monde de l’art est souvent étroitement liée au parrainage d’une personnalité plus établie. Ainsi, le propos de ce commissariat s’inscrit dans le système séculaire de l’enseignement artistique même si Mathieu Mercier n’y revendique pas une relation de maître à élève, mais plutôt un échange entre deux générations. Les pièces montrées seront le reflet des conversations et des accointances qu’il a eu avec chacun d’entre eux. Au sein de ce commissariat, il sera le fil conducteur entre ces jeunes artistes, montrant également quelques-unes de ses propres œuvres.

L’exposition s’articule autour de la relation à l’objet, et plus particulièrement l’objet de consommation, et son mode de production. Les œuvres présentées relèvent de la dimension domestique de chacune d’entre elles. Le spectateur se trouve plongé dans le cadre de la vie privée, à travers plusieurs ensembles qui se répondent dans l’héritage des avant-gardes artistiques, notamment l’héritage duchampien.

Simon Ripoll-Hurier a obtenu le DNAP à l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rouen en 2005 puis le DNSEP à l'Ecole Supérieure Nationale des Beaux-Arts de Paris.

Exposition du 7 au 14 janvier et du 24 janvier au 25 février 2012


Galerie Backslash
29 rue Notre-Dame de Nazareth
75003 Paris
http://www.backslashgallery.com

mardi 27 décembre 2011

Exposition +I aux Galeries Lafayette de Rouen


Jim: sans titre

Jim: sans titre

Maxime Harnois: A4

Julie Toqueville: ±

Laetitia Queval: sans titre
Rémy Jannot: sans titre

Johann Garreau: Diptyque, Sans titre


Vernissage de l'exposition + I  jeudi 8 décembre 2011 à 19 heures aux Galeries Lafayette de Rouen.

Une sélection d'oeuvres des étudiants en art de l'Esadhar, site de Rouen, ayant obtenu le DNSEP en 2011.

+ I , avec:
Orane Aguirre
Morgane Allais
Kawtar Bekrentchir
Charlène Béraux
Emilie Duserre
Sandra Fermanel
Johann Garreau
Maxime Harnois
Ikumi Inoue
Rémy Jannot
Jim
Eric Leclerc
Maryne Lemasson
Hugo Li
Laetitia Queval
Julie Tocqueville
Mehr Voskanyan

Exposition du 9 décembre 2011 au 14 janvier 2012
du mercredi au samedi, de 14h à 19h sauf les jours fériés
Entrée libre


GALERIES LAFAYETTE 
(Niveau -1)
25 rue Grand Pont
76000 Rouen

lundi 19 décembre 2011

Publication de Florence Chevallier dans "Photographie contemporaine, mode d'emploi"


Florence Chevallier: image issue de la série Casablanca, 1955,
2000, 120 x 120 cm



Le livre  d'Élisabeth  Couturier, Photographie contemporaine, mode d'emploi vient de paraître aux Éditions Flammarion.

Des réponses aux interrogations suscitées par la photographie à travers une tentative de définition de ses caractéristiques et de ses enjeux, une réfutation des critiques les plus fréquentes à son encontre, une présentation des grands thèmes d'inspiration des artistes actuels, de notions-clé, de dates incontournables et de 30 oeuvres-phares, et un choix de lieux destinés à la photographie.


Photographie contemporaine - Mode d'emploi
Elisabeth Couturier 
Editions Flammarion
256 p., 19cm x 23cm
ISBN 2081261448
29,90 €







samedi 10 décembre 2011

Elodie Boutry au Château de Saint-Ouen

Élodie Boutry : Sans-titre, 2011
Peinture murale in situ, crayon de couleur et acrylique, 326 x 226 x 291 cm

Elodie Boutry, diplômée de l'ERBA de Rouen en 2005, a été invitée par Frédérique Lucien à participer à l'exposition D'entrée de Jeu au Château de Saint Ouen.

D'entrée de Jeu
Carte Blanche à Frédérique Lucien avec:

Elodie Boutry
Marjorie Brunet
Gabriele Chiari
Nicolas Guiet
Sébastien Nicolini

Membre du jury du prix de Saint-Ouen, où elle a son atelier, Frédérique Lucien convie pour sa carte blanche au château cinq jeunes artistes dont elle suit le travail depuis plusieurs années. Tous mènent une réflexion sur l’espace, dialoguent avec lui, s’y confrontent, enrichissant leur exploration du domaine de la peinture et de l’abstraction. C’est bien à ce jeu syncopé qu’elle les invite, ayant pressenti qu’ils pourraient concevoir des oeuvres dans ce lieu contraignant au décor chargé, un pavillon du 19e siècle classé où nulle modification et nul accrochage classique ne sont envisageables.
Elle a alors imaginé un parcours, où chacun intervient dans un cadre singulier tout en interagissant visuellement avec les autres, pour finalement se retrouver dans la salle à manger.

Aux illusions optiques et au travail en fonction de contraintes, Élodie Boutry adjoint les couleurs vives et ses motifs privilégiés, ici les pois, qu’elle décline depuis 2005. Adepte des recherches liées aux surfaces, elle expérimente cette déclinaison des motifs à travers leur chute, leur inversion, leur séparation, leur reflet, la proximité d’un miroir ajoutant une dimension illusionniste. Tandis que d’ordinaire, elle utilise les accidents de surface dans son oeuvre, cette fois-ci, elle les façonne. Les répétitions sont amplifiées par les contrastes avec les zones blanches et la découpe des formes dont le verso tracé au crayon repose à terre, soulignant simplement les contours à la façon de l’envers d’une tenture. Élodie Boutry désorganise et réorganise les éléments de telle sorte à les faire entrer en confrontation directe avec l’espace qui lui est dévolu. Poursuivant l’invasion décalée de formes colorées qui font figure d’intruses, elle joue des ruptures et des alternances. Les motifs aux couleurs vives entrecoupés de blanc ressortent parmi ceux, multiples, du dallage, du mur ou des autres éléments décoratifs.

Exposition jusqu'au 17 décembre 2011

Du lundi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 14h à 18h

Château de Saint-Ouen
12 rue Albert-Dhalenne
93400 Saint-Ouen


Élodie Boutry participe également à deux autres expositions:


LES 111 DES ARTS
Samedi 10 décembre de 12h à 20h30
Exposition-vente organisée au profit des enfants hospitalisés dans les services d'hématologie et d'oncologie des hôpitaux  Mairie du VIIIe arrondissement

3 rue de Lisbonne 75008 Paris
(Métro Villiers - Europe - Saint Augustin)
http://www.les111desarts.org/

et jusqu'au 10 décembre :